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Extrait du Chapitre 4:
LA NAISSANCE DES HUMAINS

Veuillez noter que cet extrait partiel reste la propriété unique des auteurs.


Les premières pages:

Les humains suivent les lois de la terre:
La terre suit les lois du ciel
Le ciel suit les lois du Tao:
Le Tao suit les lois de sa nature intrinsèque
Tao Te Ching

Dans le chapitre précédent, notre voyage cosmique nous a emmenés à l’aube de l’humanité. Il est sans doute temps maintenant de parler de l’évolution. Selon la théorie de la grande autorité, Charles Darwin, l’évolution est un processus de changement graduel par la mutation due au hasard et la survie du plus fort. Cependant, les données géologiques ne supportent pas la théorie du changement progressif de Darwin. Il existe de grands vides et des chaînons manquants entre les espèces. On fit part à Darwin de ces objections durant sa vie mais ils les écarta, pensant que ces trous étaient simplement des imperfections dans l’enregistrement des données géologiques et qu’ils seraient bientôt remplis. Jusqu’à maintenant, l’étude des fossiles n’a pas révélé les chaînons manquants. Les savants contemporains sont sceptiques quant à la version de l’évolution selon Darwin.

LE PONCTUALISME

Steven Jay Gould, le biologiste de Harvard, Niles Eldredge du Musée américain d’histoire naturelle et quelques paléontologues soviétiques ont avancé une nouvelle théorie de l’évolution qui correspond aux évidences géologiques. C’est ce qu’on appelle le «ponctualisme». Cette théorie soutient que l’équilibre de la vie est parfois ponctué par un stress extrême. Soudain une nouvelle espèce surgit. Elle n’est pas le résultat de l’évolution progressive par des changements réguliers chez les ancêtres, mais elle apparaît tout à coup complètement formée. La transformation se produit habituellement chez une petite portion de population isolée, en marge de sa société ou de son espèce. Cette population devient très stressée car elle vit à la limite de son endurance. Quand le changement survient et qu’il est favorable, il se répand rapidement. Ces petits segments isolés d’un groupe particulier sont les véhicules de changement d’une population souche.

Dans le cas des singes, un saut évolutif eut lieu, il y a cinq millions d’années, quand certains d’entre nous durent quitter les arbres à cause de la progression des savanes en Afrique. Nous avons dû apprendre à survivre dans un nouvel environnement. Le stress intense qui en résulta sur notre mode de vie créa les conditions nécessaires au saut évolutif du stade de singe à celui d’humain.

Dans la théorie émergente des systèmes vivants, l’esprit n’est pas une chose mais un processus. C’est la cognition, le processus de la connaissance, et on l’identifie avec celui de la vie elle-même. C’est l’essence de la théorie de Santiago sur la cognition proposée par Humberto Matura et mentionnée par Capra dans Web of Life.

L’histoire de l’humain a commencé lorsque nous, les primates qui vivions dans les arbres, durent descendre au sol. Les singes restés dans les arbres devinrent les chimpanzés d’aujourd’hui. Certains, obligés de quitter les arbres, disparurent alors que les autres s’adaptèrent et survécurent dans les prairies et les savanes. Ces derniers sont nos ancêtres. Une fois encore, une crise exigeait un nouveau mode de vie. Ceux qui ont relevé le défi et se sont battus purent se développer et grandir. Quel développement et quelle croissance ce fut!

LA CARACTÉRISTIQUE HUMAINE DE LA RESPIRATION VENTRALE

L’australopithèque fut le premier singe à posséder une ébauche des caractéristiques humaines. Les humains ont un cerveau d’une capacité d’environ 500 cm3, 100 cm3 de plus que celui du chimpanzé actuel. La vie au sol exigeait une position plus avantageuse et commença alors la longue lutte pour la station debout. Donc, comme l’australopithèque, nous avons commencé à marcher en position verticale. La plupart des experts disent que le début de l’oxygénation du cerveau, qui a provoqué sa croissance phénoménale, a eu lieu lorsque ces préhominiens entreprirent de se tenir sur leurs pattes arrière. Comme singes primitifs, nous étions sur nos quatre pattes et respirions par l’abdomen – aussi connu sous le nom d’hara dans le taoïsme – comme la plupart des mammifères le font. Quand, en tant qu’hominidés, nous nous sommes redressés, notre respiration est montée au thorax et a commencé à oxygéner notre cerveau. Une accélération de la croissance du cerveau s’est produite et a accentué la séparation entre le cerveau et le corps, menant finalement à notre esprit actuel fragmenté, source de tension et de confusion. Nous sommes la seule espèce connue au cours de l’évolution dont la respiration s’est ainsi déplacée. (Plus tard, nous parlerons de la façon de nous rétablir en équilibrant notre respiration.) Ce fut peut-être aussi le début de nos maux de dos parce que dorénavant la colonne vertébrale et les deux jambes devaient supporter tout le poids de la partie supérieure du corps.

(... suite de ce chapitre dans le livre)


Voici les différents sujets traités:
  • Le Ponctualisme
  • La caractéristique humaine de la respiration ventrale
  • L’utilisation d’outils stimule la croissance du cerveau
  • La condition humaine
  • À quoi sert le reste?
  • Création de l’esprit humain
  • La compréhension globale
  • La conscience de notre propre mort
  • Coupés de qui nous sommes
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