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Extrait du Chapitre 6:
LA GRANDE MÈRE (LA MÈRE NATURE)

Veuillez noter que cet extrait partiel reste la propriété unique des auteurs.


Les premières pages:

La Grande Mère est le titre attribué à la directrice ou à la supérieure d’un ordre religieux ou d’une communauté de femmes, ayant un statut naturel d’autorité, la Nature.

Les métapoliticiens ont agi avec le secteur des lois comme les métaphysiciens l’ont fait avec leur philosophie. Ils l’ont embrouillé et mystifié. Le mythe est le produit des émotions et de l’imagination de l’homme façonnées par l’environnement.
Clodd Myth

Dans le chapitre précédent, notre rebirth cosmique nous a emmenés au tout début de notre vie sexuelle de préhominiens, créatures mi-humaines, mi-singes, où l’accouplement durant le cycle œstral naturel visant la procréation devient un acte libre recherché pour le plaisir. La pulsion sexuelle pour notre plaisir de mâle s’enracine dans notre cerveau conditionné. Les jeunes observent les prouesses sexuelles de leurs géniteurs. Une séparation de plus en plus grande se fait entre l’observateur et l’objet observé: l’intervalle temps/espace de l’observateur et du désir observé.

Lasses des assauts répétés des mâles, les femelles cherchent dès lors un moyen d’y échapper. Elles veulent la paix et se séparent des mâles. En fait, il n’existe pas de preuve à l’appui de cette théorie. Tout est proposition spéculative. La plupart des chercheurs et des savants ne parlent pas de la sexualité des tout premiers humains parce qu’il n’existe pratiquement aucune preuve empirique sur le sujet. Durant notre voyage cosmique, nous pouvons voir par nous-mêmes l’histoire de la vie se dérouler devant nous puisqu’elle est enracinée dans nos entrailles. Percevons-la globalement à l’aide de notre conscience pure sans l’intervention de notre pensée conditionnée.

L’origine de la poursuite de la sexualité par plaisir est un sujet difficile à aborder parce que rien ne peut nous servir de guide dans nos spéculations. Notre grand appétit sexuel de mâles reste cependant une certitude. Pour nous, pénétrer la femelle, éjaculer et nous retirer reste une question de secondes. Nos assauts deviennent très très fréquents, la femelle prend progressivement conscience de son malaise et réagit: les viols des femelles et des petits avaient assez duré. Finalement, les femelles s’éloignent de la tribu, nous laissant entre nous. Les premières images du mâle s’installent dans le cerveau de la femelle et remplacent l’intuition: puisque le mâle est obsédé par la copulation, elle ne le voit plus qu’en assaillant. Notre pénis est devenu une arme. L’observateur et l’observé commencent à se séparer (la cognition devenant la récognition). Peut-être la pensée mécanique et les préjugés prennent-ils naissance à ce moment-là? Obsédés, nous ne percevons pas le malaise des femelles. C’est alors qu’elles se regroupent pour assurer elles-mêmes leur protection et celle de leurs petits. Nous percevons ce phénomène comme un refus d’assouvir notre désir sexuel alors qu’il s’agit plus profondément de l’instinct de survie des femelles; elles ne veulent plus s’épuiser à satisfaire les exigences sexuelles répétitives et continuelles des mâles.

LA SÉPARATION PSYCHOLOGIQUE

La femelle veut garder ses petits près d’elle pour les protéger. Elle ne les quitte que rarement et les laisse à qui elle a confiance. Cette insécurité des femelles est encore source de problèmes aujourd’hui. L’instinct protecteur des femelles devient possessivité. Elle craint l’action du père ou d’autres membres de la famille.

L’éloignement de la femelle la rend plus difficile d’accès. Si nous, mâles, essayons de la monter sans son consentement, elle nous repousse par des gestes agressifs. Peut-être même utilise-t-elle des bâtons et des pierres pour se protéger. Peut-être aussi d’autres femelles et des petits plus vieux forcés de rester sous sa protection lui viennent-ils en aide.

Après un certain temps, nous y pensons à deux fois avant de nous laisser prendre par notre désir du plaisir. Nous arrivons certainement encore à violer des femelles, mais ça devient beaucoup plus difficile de nous satisfaire.

Des images et des pensées surgissent dans nos cerveaux. Le souvenir de la pierre reçue en tentant de violer une femelle est encore vivace; le trou laissé par une dent manquante perdue lors d’affrontements antérieurs, aussi. Nous finissons par nous demander si notre obsession de copulation vaut le coût.

Personne ne sait comment ce changement de comportement s’est produit. Au lieu d’attaquer la femelle quand nous sommes sexuellement excités, nous nous sommes probablement mis à l’observer. La femelle aussi observe ce nouveau comportement avec méfiance, s’attendant à un nouvel assaut. Mais comme le mâle espace ses attaques, elle se détend sans doute un peu. Avec le temps il est facile d’imaginer qu’une forme de «troc» s’est développée: je te donne de la nourriture; tu me laisses te pénétrer. Pour garantir nos éventuelles copulations, nous lui offrons aussi de la protéger contre les autres mâles. Nous agissons ainsi car nous ne voulons partager notre partenaire. Ainsi s’installe le conditionnement de la jalousie.

(... suite de ce chapitre dans le livre)


Voici les différents sujets traités:
  • La séparation psychologique
  • Les rôles sexuels
  • Les règlements et les lois
  • La société matriarcale, Le pouvoir féminin
  • La dépendance psychologique
  • À la recherche de notre passé
  • Le sexe est caché
  • Les maladies transmises sexuellement
  • La Mère versus le Père
  • Le règne du patriarcat
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