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La Grande Mère est le titre attribué à la directrice ou à la supérieure dun ordre religieux ou dune communauté de femmes, ayant un statut naturel dautorité, la Nature.
Les métapoliticiens ont agi avec le secteur des lois comme les métaphysiciens lont fait avec leur philosophie. Ils lont embrouillé et mystifié. Le mythe est le produit des émotions et de limagination de lhomme façonnées par lenvironnement.
Clodd Myth
Dans le chapitre précédent, notre rebirth cosmique nous a emmenés au tout début de notre vie sexuelle de préhominiens, créatures mi-humaines, mi-singes, où laccouplement durant le cycle stral naturel visant la procréation devient un acte libre recherché pour le plaisir. La pulsion sexuelle pour notre plaisir de mâle senracine dans notre cerveau conditionné. Les jeunes observent les prouesses sexuelles de leurs géniteurs. Une séparation de plus en plus grande se fait entre lobservateur et lobjet observé: lintervalle temps/espace de lobservateur et du désir observé.
Lasses des assauts répétés des mâles, les femelles cherchent dès lors un moyen dy échapper. Elles veulent la paix et se séparent des mâles. En fait, il nexiste pas de preuve à lappui de cette théorie. Tout est proposition spéculative. La plupart des chercheurs et des savants ne parlent pas de la sexualité des tout premiers humains parce quil nexiste pratiquement aucune preuve empirique sur le sujet. Durant notre voyage cosmique, nous pouvons voir par nous-mêmes lhistoire de la vie se dérouler devant nous puisquelle est enracinée dans nos entrailles. Percevons-la globalement à laide de notre conscience pure sans lintervention de notre pensée conditionnée.
Lorigine de la poursuite de la sexualité par plaisir est un sujet difficile à aborder parce que rien ne peut nous servir de guide dans nos spéculations. Notre grand appétit sexuel de mâles reste cependant une certitude. Pour nous, pénétrer la femelle, éjaculer et nous retirer reste une question de secondes. Nos assauts deviennent très très fréquents, la femelle prend progressivement conscience de son malaise et réagit: les viols des femelles et des petits avaient assez duré. Finalement, les femelles séloignent de la tribu, nous laissant entre nous. Les premières images du mâle sinstallent dans le cerveau de la femelle et remplacent lintuition: puisque le mâle est obsédé par la copulation, elle ne le voit plus quen assaillant. Notre pénis est devenu une arme. Lobservateur et lobservé commencent à se séparer (la cognition devenant la récognition). Peut-être la pensée mécanique et les préjugés prennent-ils naissance à ce moment-là? Obsédés, nous ne percevons pas le malaise des femelles. Cest alors quelles se regroupent pour assurer elles-mêmes leur protection et celle de leurs petits. Nous percevons ce phénomène comme un refus dassouvir notre désir sexuel alors quil sagit plus profondément de linstinct de survie des femelles; elles ne veulent plus sépuiser à satisfaire les exigences sexuelles répétitives et continuelles des mâles.
LA SÉPARATION PSYCHOLOGIQUE
La femelle veut garder ses petits près delle pour les protéger. Elle ne les quitte que rarement et les laisse à qui elle a confiance. Cette insécurité des femelles est encore source de problèmes aujourdhui. Linstinct protecteur des femelles devient possessivité. Elle craint laction du père ou dautres membres de la famille.
Léloignement de la femelle la rend plus difficile daccès. Si nous, mâles, essayons de la monter sans son consentement, elle nous repousse par des gestes agressifs. Peut-être même utilise-t-elle des bâtons et des pierres pour se protéger. Peut-être aussi dautres femelles et des petits plus vieux forcés de rester sous sa protection lui viennent-ils en aide.
Après un certain temps, nous y pensons à deux fois avant de nous laisser prendre par notre désir du plaisir. Nous arrivons certainement encore à violer des femelles, mais ça devient beaucoup plus difficile de nous satisfaire.
Des images et des pensées surgissent dans nos cerveaux. Le souvenir de la pierre reçue en tentant de violer une femelle est encore vivace; le trou laissé par une dent manquante perdue lors daffrontements antérieurs, aussi. Nous finissons par nous demander si notre obsession de copulation vaut le coût.
Personne ne sait comment ce changement de comportement sest produit. Au lieu dattaquer la femelle quand nous sommes sexuellement excités, nous nous sommes probablement mis à lobserver. La femelle aussi observe ce nouveau comportement avec méfiance, sattendant à un nouvel assaut. Mais comme le mâle espace ses attaques, elle se détend sans doute un peu. Avec le temps il est facile dimaginer quune forme de «troc» sest développée: je te donne de la nourriture; tu me laisses te pénétrer. Pour garantir nos éventuelles copulations, nous lui offrons aussi de la protéger contre les autres mâles. Nous agissons ainsi car nous ne voulons partager notre partenaire. Ainsi sinstalle le conditionnement de la jalousie.
(... suite de ce chapitre dans le livre)
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