english version  
 Mon dossier client  
 

Extrait du Chapitre 8:
L’HISTOIRE DE L’HYGIÈNE
(Auto-guérison des Esséniens)

Veuillez noter que cet extrait partiel reste la propriété unique des auteurs.


Les premières pages:

S’il n’y a pas une compréhension, non intellectuelle ou verbale, mais une compréhension actuelle profonde de notre nature et de notre structure, de ce que l’on est et la possibilité d’aller au-delà, cette incompréhension nous fait vivre inévitablement confusion et contradiction avec un ensemble de dégâts et de chagrin.
J. Krishnamurti, The Impossible Question

Continuons notre thérapie cosmique, «rebirth», et voyons comment à travers les âges nous modifions nos habitudes d’hygiène animale. L’instinct naturel des animaux les porte à se lécher. Cette habitude s’est perdue depuis longtemps et nous l’avons troquée contre un bout de tissu et une barre de savon. Cette nouvelle forme d’hygiène affaiblit notre système immunitaire. En fait, les humains vivent longtemps dans la malpropreté et s’y habituent. Le port du vêtement bloque les pores de la peau et empêche l’évacuation naturelle des toxines. Le stress et la douleur s’enracinent dans nos esprits et nous nous conditionnons à dissimuler notre souffrance. Refouler sa souffrance, c’est comme retenir une balle sous l’eau: tôt ou tard, elle rebondit violemment et fracasse notre conscience et notre monde.

UNE COURTE HISTOIRE RELATIVE À L’HYGIÈNE

Le bain et le nettoyage

En ce début de XXIe siècle, il est difficile pour nous d’imaginer que le bain, par mesure d’hygiène strictement, soit un phénomène récent. À différentes périodes de l’histoire, il a même des buts rarement en rapport avec l’hygiène. Depuis les temps les plus reculés, les humains ont plutôt été de répugnantes créatures. Pour les anciens Grecs, le bain bref, froid et tonifiant est ajouté aux habitudes de vie des gymnastes. Pour les anciens Romains islamiques, il est une forme de relaxation, de rafraîchissement et de bien-être du corps. Ils utilisent les bains de vapeur et se baignent dans une eau à température variable, contrairement aux Géorgiens de la vieille Russie qui alternent entre le bain de vapeur et une plongée dans l’eau glacée. Pour les Grecs et les Romains, le bain est seulement une incidence du nettoyage.

Le mot latin sanitas signifie santé et non pas enlever la saleté. Les bains turcs et les bains du Moyen ge reposent sur les mêmes croyances. Dans les monastères médiévaux, les bains n’ont aucun rapport avec l’hygiène. Se baigner est d’abord un rite symbolique, un nettoyage routinier ou, si l’eau est particulièrement froide et glacée, une pénitence. On a peu de motivation à séjourner dans l’eau glacée. Le seul plaisir qu’on y trouve est spirituel!

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, on considère le bain comme un traitement médical, et le baigneur comme un patient. Après 1860, le bain redevient une routine de nettoyage dans l’eau froide, comme il l’a été dans les monastères... Avec la venue de l’eau chaude, on apprécie le bain, ce que les Romains ont fait bien avant!

Quand a-t-on commencé à prendre des bains? Nous pouvons émettre quelques hypothèses. Lawrence Wright, dans Clean and Decent, mentionne que les premiers humains vivent près de l’eau. Tout comme nous, ils ont besoin d’eau pour survivre. Des outils et autres instruments sont trouvés dans les lits des rivières. Wright pense que le premier bain est survenu quand un humain est tombé à l’eau par accident! En sortant, il aurait eu une sensation de rafraîchissement et le goût de recommencer. Il en parle aux membres du clan, qui ont remarqué une apparence améliorée. La curiosité aidant, tous auraient pris l’habitude de se baigner de façon régulière!

De façon générale, l’humanité utilise le bain comme mesure d’hygiène depuis le XIXe siècle. Le Big Bang s’est produit il y a environ quinze millions d’années et le premier humain est apparu il y a cinq millions d’années. Cette échelle comparative nous permet de réaliser que nous sortons tout juste de la jungle. Les premiers «baigneurs» ne sont pas nos ancêtres, mais plutôt nos grands-parents et nos arrière-grands-parents.

Un peu partout sur la terre, les cours d’eau ont servi et servent encore d’égout: tant les eaux pluviales que les eaux usées y sont déversées. Les primitifs s’en servent sûrement comme cabinets d’aisance et y jettent aussi leurs déchets. «Comme c’est pratique l’eau courante: elle transporte déchets et excréments!» se disent-ils. Mais un cours d’eau descend et se jette dans un plus grand. Les gens vivant en aval utilisent aussi cette eau polluée pour boire et cuisiner. Ce n’est que très graduellement qu’on arrive à boire et cuisiner en utilisant l’eau à la source du ruisseau. L’idée de créer une place spéciale pour le bain germe probablement dans le vécu de ces problèmes. On remue alors branches, roches et rochers et ainsi fabriquons les premiers bains! Wright pense que cette transformation a duré plusieurs milliers d’années.

Les primitifs sont impressionnés par le pouvoir de la nature, notamment celui de l’eau. Ils sentent une puissance qui les dépasse. Elle est là depuis longtemps avant eux et sera encore là longtemps après eux. Un sentiment de permanence en émane. Le murmure d’un ruisseau ne contribue-t-il pas toujours à calmer les gens stressés?

(... suite de ce chapitre dans le livre)


Voici les différents sujets traités:
  • Une courte histoire relative à l’hygiène
  • Le bain et le nettoyage
  • Excrétion et hygiène sexuelle
  • Notre peau : notre bien-être physique et mental
  • Les croyances des Esséniens à propos de l’hygiène
  • La vallée des lépreux
  • L’interrelation du passé et du présent
 Design Site Internet Montreal - Pour entreprises Dévelopement Internet Montréal À propos de DO-HY | Produits | Contactez-Nous | Carte du Site
Tous droits réservés DO-HY 2009
(0114)